Des chercheurs français du CNRS font des progrès avec la prothèse bionique pour les amputés de membres fantômes

Prothèse Robotique

Les chercheurs du Centre national de la recherche scientifique de l'Université d'Aix-Marseille et de la Sorbonne font actuellement des percées dans les prothèses biomécaniques, souvent appelées bioniques. Selon MedGadget, les chercheurs modifient leur approche des membres prothétiques robotisés pour les personnes amputées, en se concentrant sur la compréhension du syndrome du membre fantôme et en le traitant comme une maladie plutôt que comme un effet secondaire de la perte de membre.

Cela incluait de surveiller la façon dont les muscles et les terminaisons nerveuses restantes interagissaient avec le cerveau, ainsi que les signaux qu'ils envoyaient lorsque les amputés tentaient de faire des mouvements ou des gestes avec un membre qui n'était plus là. Beaucoup de personnes qui souffrent du syndrome des membres fantômes constatent que ça leur donne toujours l'impression d'avoir un membre là-bas et qu'elles peuvent le faire bouger, même lorsqu'il est complètement parti. Au lieu d'essayer de contourner ce facteur, les chercheurs du CNRS ont décidé de s'attaquer de front aux membres fantômes et les résultats sont en réalité bien plus positifs que la méthode alternative consistant à utiliser des myoprothèses ou de l'électromyographie pour permettre aux personnes amputées de contrôler leurs prothèses.

Dans le cas de l'électromyographie, la procédure consiste à envoyer des signaux spécifiques aux capteurs Myo, puis à les envoyer aux signaux du membre prothétique. Il s’agit en gros d’une radio-myographie fonctionnant de la même manière qu’un dispositif de télécommande qui envoie un signal spécifique et que le récepteur répond à ce signal en conséquence.

L'électromyographie est un processus psychologiquement éprouvant, car les utilisateurs doivent réfléchir à ce qu'ils font et envoyer ce signal au membre pour qu'il réagisse de manière spécifique. Le CNRS utilise les terminaisons nerveuses existantes pour recréer l'interaction naturelle limbique avec le système nerveux central afin de permettre aux personnes amputées de contrôler les membres robotisés sans avoir à y penser. Les résultats ont été démontrés avec une seconde vidéo 38 de la Site du CNRS que vous pouvez consulter ci-dessous.

Ils l’appellent ANR PhantoMovControl, utilisant un coude Hosmer modifié, un prototype de contrôleur Rasberry Pi 3 et un rotateur de poignet électronique avec une main prothétique bionique standard.

Le processus qu'ils utilisent est très similaire à ce que Hugh Herr et l'équipe de recherche du MIT ont travaillé sur leur programme bidirectionnel d'appendice artificiel conçu autour de l'établissement d'un retour proprioceptif à l'aide d'un membre bionique.

En résumé, Herr et les chercheurs du MIT comptent sur les signaux nerveux situés à l'extrémité d'un moignon amputé pour construire des électrodes personnalisées implantées chirurgicalement chez le patient, ce qui leur permet d'envoyer des signaux neuronaux naturels au membre bionique. La grande différence entre le travail de Herr et l'équipe du CNRS est qu'il n'y a pas de procédure de chirurgie invasive pour les bioniques du CNRS, mais repose uniquement sur l'utilisation des tiges nerveuses existantes pour contrôler le membre bionique.

Il sera intéressant de voir laquelle de ces deux méthodes sera généralisée et largement adoptée par le grand public au cours des prochaines années. Les deux procédures restent extrêmement onéreuses, mais le prix des membres bioniques baisse rapidement à mesure que la technologie nouvelle et plus avancée fait surface chaque année.